Bondalton.

timothy-cos-bond-timothy-dalton-lgnLa prise de risque est encore plus grande deux ans plus tard :

Bond, brouillé avec le service, part seul dans une vendetta personnelle contre le bourreau d’un de ses collègues. Il est temps là aussi de redécouvrir Licence to Kill, œuvre à part dans la série mais surtout bon film d’action. Trop américain, trop violent, trop original, souffrant de la concurrence de très nombreux blockbusters (Indiana Jones, Retour vers le futur, l’Arme fatale, Batman, Star trek, rien moins!) le film n’avait pas tellement rencontré son public à l’époque. Quand à l’acteur principal, il nous rappelle qu’il est le seul interprète de Bond qui puisse se targuer d’une filmographie enviable avant d’incarner 007. D’autres ont certes connus des succès avant, mais eux n’ont jamais tourné au cinéma avec Katherine Hepburn, Anthony Hopkins, Tony Curtis, Ornella Muti ou Peter O’toole. Et toc.


AX933259Pas étonnant que Dalton, acteur Shakespearien, ait été assez vite lassé du super-héros britannique. Lassé également des démêlés judiciaires -qui dureront six ans- entre les différentes sociétés de production, il quitte le rôle pour le laisser à Pierce Brosnan en 1994.

En deux ans, Timothy Dalton n’aura donc pas le temps de marquer les mémoires: trop modeste, peu à l’aise en interview, et franchement assez mal habillé. On est, à ce niveau, très loin du défilé permanent de certains films avec Roger Moore, où il dessinait lui-même une partie de ses complets… Et malgré cette énorme tare, Dalton reste définitivement BBdP approved !


Dalton aura aussi le mérite de rajeunir l’image de la franchise toute entière. A titre d’exemple, sachez que la moyenne d’âge des huit acteurs principaux de The Living Daylights, est de 37ans. Douze ans plus tôt, dans le pourtant cultissime Moonraker elle était de 49 !

Bref. Humainement plus intéressant que le Bond de Connery, moins lourdaud que peut l’être Moore, nettement moins impersonnel que Brosnan, il est grand temps de réhabiliter Timothy Dalton ! Et lui, au moins, ne ressemble pas à Poutine…

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Arrêtons nous à mi-chemin.

1987-the-living-daylights-aJames Bond et le cinéma : le chemin est long de cinquante ans. Semé de psychopathes et de séducteurs, d’Aston Martin DB5 et de Renault 11, de Rolex devenues cultissimes et de Seiko à quartz. Mais que trouve t-on en plein milieu de ce chemin? Il y a donc déjà un quart de siècle, et pour ses 25 ans au cinéma, James Bond s’était vu offrir un des plus beaux cadeaux qui soit : un jeune et sémillant acteur pour l’incarner. Petit retour sur Timothy Dalton, un des interprètes les plus fidèles au héros de Ian Fleming!

Les douze ans de la période a Moore furent un régal d’inventivité, de jeux de mots, de gadgets, de vêtements sublimes… Mais ils marquèrent également une nette distanciation vis-a-vis du héros tel que défini dans les romans, au grand dam des puristes. Après avoir battu tous les records de box-office à la fin des seventies, force fut de constater que Roger Moore avait fait son temps : son dernier volet de la saga, A view to a kill, ne marchât pas extrêmement bien au box office, et l’acteur principal approchait la soixantaine… La mode consistant souvent à faire l’inverse de ce qui a été fait juste avant, décision fut donc prise de coller à la définition originelle du héros, avec un nouvel acteur plus jeune.

gq198706_4ced75f32fae81Très grand, brun et un peu dégarni, un regard bleu perçant, une mâchoire forte, un rire caverneux, une violence contenue et une sensibilité à peine dissimulée: cette définition correspond à celle de Bond dans les romans… Mais aussi à celle de Timothy Dalton ! Sur le papier, l’acteur de 42 ans colle donc parfaitement. Mais en vrai ?

En vrai, c’est parfait. The living Daylights qui sort sur les écrans en 1987 propose un héros plus humain, plus dangereux, bien moins snob. Dalton nous rappelle avec bonheur que Bond est d’abord un militaire! Qui à le bon(d) goût de rouler dans une des autos les plus désirables de l’époque, la bestiale Aston Martin V8 Vantage. La critique salue globalement le film qui, malgré quelques longueurs dans sa deuxième moitié, engrange un quart d’entrées de plus que le précédent opus de la saga.

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La suite, la semaine prochaine !

Prenez un peu d’Elan.

Depuis que vous lisez BBDP, et des articles sur The Avengers, les MGB et autres Mini Moke, il vous pousse des envies swingin’ london. Vous aimeriez bien être aussi raffiné que John Steed, et aussi jeune et cool qu’Emma Peel.  Aussi cette fois, est-ce décidé, vous allez acheter une Lotus Elan. Mais que faire de Madame et des deux Schtroumpf qui vous suivent partout et ne cessent de vous appeler Papa ? Tout le monde le sait, l’auto de la Miss à piles n’a que deux places, exiguës de surcroit. Don’t worry, we hav’ the solution…

dsc_1448-21Elle est apparue en 1967, la Solution, et se nomme « Elan 2+2 ». Toujours près de 120 chevaux associés à une boite Ford et une structure très légère, mais rallongée, et luxueusement finie. « Luxe ». Voilà un mot qui devait détonner en 1967 venant d’une Lotus, d’autant que la ligne large et basse ainsi que les jantes à papillon central ne laissent rien présager… C’est à l’intérieur que tout se joue : planche de bord en bois verni, vitres électriques, radio, grand Webasto avec déflecteur.


Nous avons eu la chance d’effectuer près de cinq cent kilomètres dans cet exemplaire gris métallisé en très bel état. Au regret de vous décevoir, seulement deux enfants ou un adulte assis en travers pourra prendre place à l’arrière. Le coffre à bagages est très correct, et vous permettra de partir en week end peinard. Voilà le chapitre « maman » clôt.

Car enfin, c’est bien la place conducteur la plus intéressante ! Il est difficile de ne pas laisser son regard trainer sur cette superbe planche de bord entièrement en bois, et remplie de compteurs circulaires. Le conducteur est assis très bas, avec un pédalier rapproché, un levier de vitesses très court, et un adorable -car tout fin- volant trois branches.

Une fois l’auto en branle, c’est la sensation de vivacité et de légèreté qui prime. C’est rigolo, sonore, ca pousse, et ô surprise pour une anglaise, la zone rouge est à…  6500 tours ! A tel point qu’à l’inverse d’une brave MGB, il ne faut pas hésiter à aller chercher les chevaux en haut… Et pour ceux qui n’ont jamais eu la chance de conduire une auto avec des phares rétractables, sachez que la sensation est assez grisante la nuit !

The best of The new avengers

new77_5Mais si, faites un effort.


Loin enfoui dans votre mémoire, vous vous rappelez de cette resucée de Chapeau Melon et bottes de cuir, appelée pour la peine The NEW avengers. Sorti en 1976, Patrick McNee (best dressed man in the world ‘71, and ain’t no bullshits!) alias John Steed était maintenant entouré de Gambit et de Purdey. Encadré par le désormais un peu vieux Gentleman au parapluie, ils formaient un couple sexy et dynamique. Il y aurait beaucoup de choses à reprocher à ce show qui a vieilli… Mais il y a quelque chose de fondamental qui mérite qu’on s’y attarde…

rr-11LES  VOITURES !

Une indémodable MGB orange pour commencer. Puis, rien de plus cool qu’une Jaguar XJS rouge, surtout nantie du V12 de 300ch en boite manuelle ! Du pipi de chat cependant comparé à sa sœur XJC préparée par Broadspeed pour notre ami Steed : un peu comme une Lotus Esprit pour papy Moore, l’auto (bien que très traditionnelle à la base) mitraille sec et dynamise un max le personnage ! Jantes de 19 pouces, ailes larges, et pneus de 330mn de large cohabitent à merveille avec une ligne par ailleurs d’une grande finesse. joanna-lumley-11x14-photo-the-new-avengersMais en dehors des autos elles mêmes, c’est la façon dont elles sont mis en scène qui est jubilatoire : faisant des donuts (des 360° pour les ignares) avec une Aston Martin DBS jaune, ou coursant une F1 sur circuit. Et quand ils sont à la campagne, c’est plusieurs Range Rover qui ont la vedette, donc un qui se reçoit un missile… et par en dessous… Definitly BBdP approved !

Et tant qu’on n’y est, n’hésitez pas à vous attarder sur… la bande son disco au possible, sur le logo de la série, la beauté de Purdey, sur certains décors intérieurs qui n’ont pas pris une ride ou sur les tenues de Steed mêlant montre cartier, veste à col en velours et bottines en daim… Et puis si vous ne savez pas comment vous comporter avec une fille qui vous fait de l’œil, inspirez vous du flirt pour le moins équivoque et savamment entretenu entre Purdey et Gambit !


Zik ta mère.

Nonobstant le fait que nous ne sommes qu’en septembre, et que les cadeaux de Noël et les beuveries décadentes du nouvel an sont encore loin, BBdP va vous causer des nombreux coups de cœurs musicaux branchouillés qui ont parsemé cette année 2011, histoire de briller dans les diners parisiens.

Kitsuné

gildaskitsuneclubnightmixEn ce moment, on semble être en forme chez le label Parisien de musique électronique alternative. Après la bonne compilation numéro 10 (mixed by Jerry Bouthier) sortie il y a un an, le label a récidivé à trois reprises cette année : l’album Parisien , l’album indie-dance portant en fait le numéro 11, plus une version spéciale de cet album, incluant le Gildas Kitsuné club Night. Les deux premières sont un cheveu moins extrêmes et un poil plus bourgeoises, et d’assez loin les meilleurs du récent label. Au point qu’on vous conseille à peu près tous les morceaux dedans. La troisième est plus radicale, avec de super transitions, idéale pour se défouler dessus les soirs de débauche. En dehors des noms assez récurrents comme Two doors cinema club ou Housse de Racket, précipitez vous sur le Saké de Jupiter, Miami Spider de Gallops ou Shade of doubts de Birkii. Ou achetez les trois !


3348663149-1La Femme - Podium n°1

Sorti il y a quelques mois, voilà un putain de coup de coeur. La mode semble être aux années 80, et si la résurgence est assez visible sur les derniers albums de Kitsuné, elle l’est encore plus cet EP de musique alternative française. Rythme rapide avec une batterie très présente, guitare aux effets planant, voix féminine minérale et rebello-gueularde juste ce qu’il faut, clappement de mains typique 80’s, et un synthé daté pour guider le tout.

Et accessoirement, on aime la couverture…


284026_10150260100772045_13737917044_7921961_8003045_nKasabian - Days are forgotten.

Ici, on kiffe Kasabian. C’est BBdP approuved grave! Disponible dans quelques jours sur deezer mais déjà partout ailleurs sur le web et le 19 septembre dans les bacs, le dernier EP de Kasabien vient de sortir ! Habitués à des titres défonçant tout comme Shoot the runner, Empire ou Club foot, vous risquez d’être un peu surpris, notamment par le refrain. Le rythme semble être pompé sur le requiem pour un con de maître Gainsbourg, tandis que les voix de nanas sont tous droit sorties d’un western musiqué par Morricone ! Un peu plus pop, un chouïa moins violent, Kasabian change, mais n’est encore rentré dans le rang. On est un peu moins dithyrambique sur la “face B du single” called Pistols at dawn, nettement moins entrainante. Mais qu’importe.

En attendant, vous pouvez foncer voir le clip de days are forgotten, simple et très réussi.

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ET SI VOUS ÊTES EN MANQUE DE SINGLES UN PEU VIOLENTS SORTIS EN 2011, ESSAYEZ…

Filthy Love - We are enfants terribles

I hate you - YOU!

Don’t look back - ASM

voire… Embody - Sebastian

Et si vous voulez vous marrer, vous écouterez La Tristitude de Oldelaf !


Autos d’été(s)

Vous avez trouvé vos lunettes de soleil, et posé vos congés pour le mois de septembre, loin du monde. Très bien, sauf que vous ne savez toujours pas dans quelle auto partir. Train et voiture de plage sur place ? Nationale en vieux cabriolet anglais ? Autoroute avec une GT plutôt abordable ? Revue d’un modèle mythique de chaque catégorie !

dsc00393-2L’auto de plage :

Mini Moke 1300.

Vous savez qu’ici, on adore les Mini. La Mini moke, avec son look unique et le souvenir d’Emma Peel au volant ne devait pas déroger à la règle. Et pourtant… Sans avoir l’ingéniosité d’une Méhari et sa géniale carrosserie en plastique qui se lave d’un coup de jet sans rouiller, la Mini Moke a également perdu ce qui faisait partie du charme de l’originale : sa position de conduite. Surélevé d’au moins quinze centimètres, la sensation de conduire un kart a complètement disparue, mettant carrément en exergue les performances moyennes de la chose. Plus haute, moins précise, moins rigolote, n’offrant pas l’ingéniosité d’une Méhari, cette auto à en plus le culot de facturer assez cher la joie d’avoir le déplaçoir de Bardot à Saint Trop’… Entre les dérivés de petites Fiat, la Citroën sus-nomée ou même une auto neuve comme l’Acrea Zest, les alternatives sont nombreuses.

058-sortie-mgb-17-10-10-104_editedLe petit cabrio sympa : MG B 1978

Ici, à BBdP, on a eu la chance de posséder cette auto pendant un an. Enfant des « New avengers », il ne faudra pas chercher plus loin pour trouver l’auto de Purdey ! Personne n’ose l’avouer, mais quel charme « rough seventies » avec ses gros pare-chocs et cette teinte bien voyante ! Et, accessoirement, c’est un régal à conduire : à aucun moment je n’ai senti que cette auto était sortie il y a déjà un demi siècle. Oubliez ceux affirmant qu’elle est un tracteur. Son charme est un peu brut de fonderie certes, mais c’est une des voitures anciennes les plus utilisables au quotidien. Assez puissante, rigolote à conduire, offrant une ambiance unique, il ne faut pas aller chercher plus loin pour s’amuser ! Prenez un exemplaire avec la géniale overdrive, sorte d’assurance-vie pour le moteur… et vos oreilles. Et notez-bien qu’elles sont cadeau en Grande-Bretagne en conduite à droite, et encore pas bien chères en France en conduite à gauche. D’autant plus que mécaniquement, l’auto est la même qu’elle soit dotée de chrome ou de plastique aux extrémités…

img_0772-2L’enquilleur d’autoroutes : BMW 3,0 CS

Idéal sur longues distances s’il est nanti d’une boite cinq rapports, suffisamment spacieux pour deux adultes et deux enfants, relativement économique à l’achat, lumineux, solide et fiable… Voilà les raisons qui convaincront (peut-être) madame. Quand à vous monsieur, vous pourrez vous délecter d’une ligne à couper le souffle, d’un comportement plus vif que son encombrement laisserait présager, d’une ambiance luxueuse et sportive comme on aime… et surtout d’un fabuleux moteur. Car honnêtement, ce six cylindres est une merveille. Sonore mais très bien élevé, il peut grimper dans les tours avec une vigueur et une mélodie ronde, pleine, agressive, sublime ! Limite « pousse au crime », il donne l’impression de conduire une voiture plus puissante qu’elle ne l’est réellement. Concurrente à l’époque des Porsche 911, Fiat Dino 2400, Citroën SM, Alfa Montréal, Mercedes 280C, elle constitue aujourd’hui très certainement le meilleur compromis de toutes, entre raison et passion.

Le point (de) vue


Entre quatre BBS pour votre 528i de 1978 et une nouvelle paire de Persol PO 714 que votre môme vient de paumer dans le sable, le choix est vite fait. Mais comment protéger vos beaux yeux azur qui n’ont rien à envier à ceux de notre Roger Moore adoré, le tout pour un budget somme toute raisonnable… et en étant certain de faire un achat dont vous pourrez profiter pendant des décennies, sinon des années ?


img_106811 : La nouveauté :


Voilà justement des décennies que les Ray-Ban Wayfarer changent et se bonifient. Après avoir décliné le modèle sous à peu près toutes ses formes, la marque réussi quand même à donner un coup de jeune au modèle. Aujourd’hui, c’est donc l’effet noir mat qui vient de sortir, avec un revêtement assez semblable au « rubber » des pare-chocs de la MGB que vous kiffez. Sorti tout droit de l’univers de la moto, l’effet mat est d’ailleurs à proscrire de toute urgence pour la carrosseries de nos déplaçoirs à quatre roues… Mais là, le résultat est très, très réussi. Dispo en plusieurs tailles, c’est BBdP approved !


dscn0459-22 : Le vintage au goût du jour :

Vous vous rappelez la paire de Wayfarer façon bois que vous aviez acheté à new york en 1995 ? C’était le comble de la branchitude à l’époque ! Ressortez les d’urgence, ou allez en acheter d’occas’ pour pas trop cher, la couleur comme la taille (grande, aux standards actuels) lui donnent un look unique. Posant aux côtés d’un modèle récent tout ce qu’il y a de plus classique, BBdP n’a pas pu resister !


353750277_d7bf6ff59a-avatar3 : L’originalité :

En dehors de votre taille identique à la sienne d’1m73, vous n’avez -à votre grand regret- que peu de points communs avec Marcello Mastroianni ? Pour l’instant… Car le magazine GQ a eu l’excellente idée de dévoiler la référence des Prada que porte le sus-nommé Mastroianni dans 8 ½. Un poil plus chères, ces SPR07F auront néamoins le mérite de l’originalité et du style réunis. A environ $190, le mythe n’est finalement pas si cher…

Gros coup de cœur : Jaguar XJ

Il y a des vérités toutes simples qui sont bonnes à répéter : LA JAGUAR XJ EST LA PLUS BELLE BERLINE DU MONDE. Fantastique testament de William Lyons, elle remplaçait a elle seule toutes les berlines de la gamme de l’époque en leur filant un immense coup de vieux. Large, basse, longue, avec de jolies hanches délicatement relevées et juste ce qu’il faut d’agressivité contenue, elle représentait l’avenir de la marque en 1968. A tel point que sa carrière s’étala sur presque quarante ans.

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Plus encore que d’autres autos mythiques, chaque évolution de cette voiture représente à merveille son époque. Des générations d’Hommes dévoués l’ont modifié, tantôt passionnément, tantôt raisonnablement, pour forger sa personnalité hors norme. Pourvue de courbes hautement sensuelles et d’un caractère encore relativement sportif comme une Jaguar se devait d’avoir dans les sixties, elle s’est embourgeoisée et ses lignes ont perdu en finesse ce qu’elles ont gagné en virilité et en maturité.

xjstiliComme une femme que l’on découvre un peu trop jeune, elle à selon moi eu besoin de quelques années pour atteindre une réelle apogée de style. Moins de mièvrerie et plus d’agressivité dans la calandre et les jantes l’ont sublimé à l’orée des seventies. Moins sportive dans son style tout comme dans son comportement, elle s’est réellement trouvé en s’embourgeoisant quelques années plus tard. Les kilos et le poids des ans ont estompé la courbe de ses hanches à mesure que l’ensemble mécanique gagnait en onctuosité. Le pavillon s’est fait plus haut et l’empattement plus long à mesure que les Hommes grandissaient. Ses pare-chocs ont grossi à mesure que la ville se faisait agressive.

Comme une grande bourgeoise qui laisse tomber les talons aiguilles, elle à perdu sa boite manuelle qui n’avait plus de sens dans les années quatre-vingt, où elle avait pris deux cent kilos d’équipement de confort qui se mariaient à merveille avec ce qu’elle était devenue : elle n’était plus la plus belle, mais probablement la meilleure berline du monde. Considérablement plus grande à la fin, elle avait réussi à garder la ligne grâce à une carrosserie entièrement en aluminium. Son cœur de souveraine était parti depuis bien longtemps, de gros moteurs V8 ayant remplacé le mythique six en ligne. Qu’importe, tant la modernité et la fiabilité y ont gagné.

Telle semble être la recette de ce chef d’œuvre : toujours évoluer pour justifier son rang de reine. Oubliez un temps les féroces BMW ou immenses Mercedes, trop parfaites pour être britanniques : £2000 suffiront à acheter un joli exemplaire des années 80 ou 90 à conduite à droite. A peine plus si vous voulez un exemplaire parfait.

xj6_93e_2_lShocking ? Oui, que personne ou presque ne soit au courant qu’un tel morceau de Grande Bretagne et d’Histoire se monnaye à ce prix ! N’essayez pas de luter, car quelque soit son pédigrée ou l’année du modèle qui vous fait rêver, un coup du sort viendra toujours vous montrer une image, une donnée technique intéressante, une odeur de cuir, un toucher de bois verni, qui finira par vous faire plonger. A 2€ le litre d’essence, cette définition du luxe à de quoi paraitre dispendieuse, certes. Mais vu la valeur de la livre et surtout le contexte répressif du moment, peut-être est-ce le meilleur moment de profiter d’un confort hors norme. Comme aurait dit Oscar Wilde, la meilleure façon de résister à la tentation, c’est encore d’y céder…

Expo Ralph Lauren

Vous ne savez pas quoi faire de votre après-midi, et désirez sortir de façon un peu originale ? BonsBaisersDeParis à un bon plan pour vous : depuis une semaine se tient une exposition sur les automobiles de Ralph Lauren au musée des arts décoratifs.

ralph-lauren-expositionPourtant un peu blasé des salons automobiles, voilà une exposition qui fait son effet. Seulement dix-sept chefs d’œuvres s’offrent à vos yeux ébahis, certes. Mais ce sont des automobiles réellement extraordinaires, parfois uniques, que vous n’aurez que rarement l’occasion de revoir de sitôt. De cette sublime Bugatti Atlantique aux quatre Ferrari 250 (GTO, LM, SWB et Testa Rossa, rien que ça!), en passant par ces deux Alfa Romeo 8C ou cette XKSS placée non loin de sa soeur de course dont elle est issue (la Type D) voilà de quoi faire frétiller le poil de l’amateur blasé.

La place d’une auto fut-elle d’exception n’est pas dans un musée bien propre, mais sur le bitume, et en action de préférence? J’en conviens assez aisément, mais cet écrin superbement aéré et éclairé met parfaitement les autos en valeur, que l’ont peut voir de très, très près. Le système de frein à câbles et chaine apparent de cette Bugatti 59, ou la carrosserie riveté de l’Atlantique, que de détails passionnants! The place to go pour l’amateur un peu fatigué de voir toujours les mêmes autos, et cherchant la qualité plutôt que la quantité…

Petit point ciné.

Allez, avouez-le, vous êtes perdu? Entre les césars et les oscars, les nommés et les gagnants, sans oublier les grands noms du cinéma qui nous ont quitté récemment, vous ne savez plus quoi dire dans les soirées mondaines? Vous avez de la chance, suivez le mini-guide.

photos-culture-cinema-roman-polanski-cesarSachez mes petits loups que The ghost writer à eu quatre césars cette année, sur huit nominations. Ne faites pas la gaffe, nous parlons de Césars et pas d’Oscars, car il s’agit bel et bien d’une œuvre aux  financements majoritairement français. Ajoutez que c’est hautement mérité, puisque ce film est excellent, et si vous voulez développer, recrachez par coeur ma critique postée il y a quelques mois. Vous serez sur de passer pour un esthète auprès de la blonde qui vous regarde depuis tout à l’heure.

colin-firth-oscars-930x620_scale_930_6201The King’s speach à presque tout raflé aux oscars, coiffant sur le poteau de nombreux favoris comme Black Swann, The social network ou Inception. Colin Firth est donc décidément dans une très bonne passe, un an après avoir été nommé pour A single man.

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Et puis enfin, saluons une dernière fois Annie Girardot, grande dame qui à tourné avec les plus grands tel que Visconti ou Lelouch. D’une troublante beauté dans sa prime jeunesse, et fut surtout la seule actrice vraiment « bankable » des années 70’s, où chacun des films où elle figurait en tête d’affiche dépassait largement le million d’entrées à coup sur.

John Barry est décédé, lui aussi. Alors si vous voulez paraitre pour un type intelligent, affirmez qu’il a fait autre chose que Amicalement Votre et la partition de douze James Bond. Je vous prie d’écouter Vendetta et surtout The girl with the sun in her hair, et là, vous allez vraiment faire chavirer la blonde qui ne vous quitte vraiment plus. Vous pourrez, en plus, la faire rire en évoquant des passages des films réalisés pas Blake Edwards. Car lui aussi à passé l’arme à gauche. Profitez-en pour visionner les trois épisodes (les trois perles!) de la panthère rose sortis dans les années soixante-dix. En version française une fois n’est pas coutume : les contrepets et autres jeux de mots subtils se marient à merveille avec les allusions sexuelles irrésistibles ! Une façon drôle et agréable de saluer la mémoire du réalisateur…


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